
Assassin’s Creed Unity
Paris se meurt et pourtant elle n’a jamais été aussi vivante
Voilà ! Comme chaque année et quasiment à la même date, l’Assassin’s Creed nouveau est arrivé. Mais cette année, Ubisoft met les petits plats dans les grands en nous servant deux épisodes en une fois : Assassin’s Creed Rogue (dont le test sera réalisé par mon collègue Mass) et Unity (testé par votre serviteur). Exclusif aux consoles de nouvelle génération et PC, cet épisode sera-t-il le renouveau d’une série un peu en perte de souffle ? Bienvenue en 1789, la France vit une des périodes les plus sombres de son histoire. Si la Terreur, les Jacobins ou encore la Cocarde sont des termes qui vous sont inconnus, rassurez-vous, Professeur Ubisoft va vous offrir un petit cours d’histoire.
Vous incarnerez Arno Victor Dorian, un jeune homme impétueux né à Versailles, qui, par ses erreurs passées et son héritage, va rejoindre la Confrérie des Assassins. Tout pourrait filer droit si le gaillard ne vivait pas une idylle volcanique avec son amie d’enfance Elise De La Serre, qui s’avère être une Templière (un avant-goût de Vérone en somme).
Beaucoup de changements on été apportés à cet opus. La carte sur laquelle vous allez évoluer est (enfin) d’une échelle de 1/1, nécessitant des déplacements rapides du personnage (ou freerun). Dorénavant, monter et descendre Notre-Dame nous prendra 1 minute 34 secondes. Parfait s’il n’y avait pas, de temps à autre, certains bugs de collision pouvant vous faire fusionner avec une gargouille du susmentionné monument. Bien que le système soit bien amélioré, il existe encore certaines imprécisions, comme lorsque vous devez entrer dans un bâtiment par une fenêtre… Graphiquement, le jeu offre des textures richement détaillées pour les différents environnements de Paris et les personnages proprement dits. Cependant, vous pourrez constater lors des synchronisations (moment où des pans de la carte vous seront dévoilés) que les bâtiments se ressemblent un peu tous. Notons que malgré cela, il est possible de se balader librement dans un quart de ceux-ci (ce qui n’est pas négligeable).
Qui dit Révolution Française, dit pas mal de monde dans les rues. Pari (sans mauvais jeu de mot) à nouveau réussi grâce à la nouvelle mouture du moteur graphique Anvil Next, permettant d’afficher une foule de 5000 personnes. Un grand plus pour l’immersion générale de l’épisode, d’autant plus que tous les personnages présents semblent avoir un comportement autonome. Hélas, sur la version PS4, on peut de temps à autre constater des baisses de framerate (image par seconde) qui peuvent méchamment ralentir le jeu pendant quelques secondes. Bien plus gourmand que ses prédécesseurs, le jeu souffre également de temps de chargement relativement longs lors du démarrage de la partie en solo ou en coop’ et lors des lancements de cinématique.
Entrons dans le vif du sujet, cet opus est bien plus punitif que les épisodes précédents. Je m’explique : les contres automatiques suivis de la mise à mort directe, c’est fini. Donc, si vous êtes impliqué dans un affrontement avec plus de trois gardes, fuyez. En effet, si vous ne disposez pas de l’équipement adéquat, il sera préférable de vous mettre à courir. L’IA (intelligence artificielle) des ennemis à également été revue, ce qui les rend plus alertes lorsqu’ils soupçonnent une présence et beaucoup plus agressifs lors des combats (ils n’hésiteront plus à tous vous attaquer en même temps, les coquins). Le système de mission a également été remanié : la difficulté des missions principales, secondaires et en coop’, ira de pair avec les compétences et l’équipement que vous posséderez au moment de les entamer. Les récompenses, sous forme de point de crédo, vous permettront de débloquer des compétences. L’argent, quant à lui, vous permettra d’améliorer la tenue d’Arno et sa panoplie du Parfait Petit Assassin.
Bien que certains retournements de situation soient trop prévisibles, l’histoire principale est relativement sympathique. Vous compterez plus ou moins 20 heures pour la terminer ainsi qu’une vingtaine d’heures supplémentaire pour arriver à bout de la centaine de quêtes annexes. Comme dans tout épisode qui se respecte, vous croiserez sur votre chemin certains personnages emblématiques qui ont influencé de près ou de loin cette période de l’histoire, tels que Robespierre, Danton ou encore Napoléon, ce qui apporte une richesse supplémentaire en termes d’immersion.
Cet épisode sonnera le glas du multi-joueurs compétitif. En effet, vu l’orientation de la série, Ubisoft a finalement décidé d’opter pour la coopération. Vous pourrez dés lors jouer de 2 à 4 joueurs à différentes missions scénarisées allant de la réalisation d’objectifs prédéfinis à des suites de vols d’objet à effectuer en toute discrétion.
Note
15/20
Bien que plus révolutionnaire sur la forme que sur le fond et malgré certains défauts comme les bugs récurrents, une histoire assez vite pliée et l’absence d’une bande originale marquante, Assassin’s Creed Unity nous offre une ville de Paris vivante, saisissante, vibrant aux rythmes des chants révolutionnaires et qui, visuellement, nous en met plein les yeux. Une ville que l’on a envie de visiter de fond en comble tout au long du jeu en compagnie des divers personnages présents et surtout d’Arno, que l’on prendra plaisir à voir (faire) évoluer. Un très bon jeu, marqué par la quête de réalisme d’Ubisoft qui n’est pas pour nous déplaire.
J-L Mélenchon le 04/12/2014
Ce jeu est un scandale ! Ce jeu tronque l’Histoire ! Pas étonnant que l’identité Française soit si dégradée de nos jours !
(CECI EST UN TROLL.)
spacecowboy le 04/12/2014
M. Mélenchon, vous ici ! 🙂 Je lisais justement la tribune de votre secrétaire de parti dans Libération. Sans avoir joué au jeu en question ni avoir suivi de près la polémique, je trouve son article plutôt intéressant. http://ecrans.liberation.fr/ecrans/2014/12/04/le-credo-des-assassins-de-la-revolution_1156457