
Splatoon : Ca déménage sur Wii U !
Voici déjà un bon mois que Splatoon est sorti, et après avoir mis à profit ce laps de temps pour bien creuser le jeu et ses différentes possibilités, Press-Start vous propose enfin un test du nouveau jeu de Nintendo ! Car oui, aussi surprenant que cela puisse paraitre (et, paradoxalement, contrairement à ce que le Nintendo Direct spécial E3 a pu proposer), la firme de Kyoto ose encore sortir de nouvelles licences au-delà de son héritage sur lequel on peut parfois lui reprocher de trop se reposer. Alors Splatoon, qu’est-ce que c’est ?
Si l’on se voulait réducteur, on pourrait le décrire tout simplement comme un TPS opposant deux équipes de quatre joueurs se tirant dessus à coups de pistolets à peinture. Mais c’est sans compter sur le talent du studio Nintendo EAD, qui n’a pas manqué d’ajouter un soupçon de folie au titre. Car dans Splatoon, vous n’incarnerez pas de soldat armé jusqu’aux dents mais un Inkling, un personnage hybride au look humanoïde et capable de se transformer en poulpe. C’est là que réside toute la richesse du gameplay. Effectivement, si dans sa forme humaine votre Inkling est équipé d’une arme projetant de la peinture, en recouvrant les différentes surfaces du terrain devant vous, il pourra une fois transformé se déplacer en nageant dans la dite peinture (une capacité appelée Calanage), et ce aussi bien au sol qu’à la verticale sur les murs ! De plus, et bien que ce mode de locomotion rende votre personnage inoffensif, il augmente considérablement sa vitesse de déplacement !

Une option permet de verrouiller les couleurs d’équipes pour fluidifier les parties pour les joueurs daltoniens. Bien vu !
De la peinture, des calamars, deux modes de déplacement, des matches en équipes de quatre, mais enfin à quoi ça rime tout cela ? C’est bien simple, dans son mode en ligne (le plus gros morceau du jeu), le but de Splatoon n’est pas, contrairement aux autres shooters online, d’enchainer les victimes mais de conquérir le territoire ! Chaque match dure trois minutes, et l’équipe sacrée vainqueur au terme du timer est celle qui a repeint le plus gros pourcentage de la map aux couleurs de son équipe. Les terrains sont assez petits et parfaitement symétriques, assurant un équilibre évident aux joutes : à aucun moment la défaite n’est à rejeter sur le dos du terrain de jeu offrant une plus grande surface à recouvrir près du point d’apparition de l’équipe adverse ! De nombreuses armes sont mises à la disposition des joueurs, réparties en plusieurs catégories facilement comparables à des fusils d’assaut, à pompe et de sniper ou des pistolets mitrailleurs et enfin il y a… le rouleau ! Cette arme atypique consiste en un énorme rouleau à peinture permettant à l’Inkling le maniant de recouvrir très rapidement d’importantes parcelles de terrain. En contrepartie, il ne permet d’attaquer qu’à très courte portée, pour ne pas dire au corps à corps. Chaque arme dispose également d’un type de projectile secondaire (grenades, mines, bombes collantes, ballons remplis de peinture, …) et d’une capacité spéciale. Les capacités de ce type, qui se débloquent une fois la jauge dédiée remplie à bloc et se rechargent en recouvrant le terrain, peuvent souvent complètement renverser une partie : un radar dévoilant la position de l’équipe adverse, une tornade de peinture, un immense canon repeignant tout sur sa trajectoire ; il est pour ainsi dire vital d’utiliser ces capacités dès qu’elles sont disponibles !
Si les équipes sont établies de façon aléatoires, il est malgré tout important de parvenir à collaborer efficacement pour progresser et repeindre le terrain de jeu, par exemple en couvrant un joueur armé d’un rouleau pour avancer en tandem ou en sécurisant une portion de carte particulièrement à découvert bien planqué avec un sniper à peinture. Et c’est là que la transformation en poulpe dévoile tout son potentiel : rejoindre directement le lieu d’un affrontement pour renverser la tendance, se cacher pour apparaitre dans le dos d’un adversaire imprudent ou remonter un mur pour rejoindre une plateforme plus élevée offrant un excellent point de vue sur la progression des deux equipes. Si au début on n’y pense pas forcément et on utilise la Calanage uniquement pour recharger son réservoir de peinture, alterner entre les deux modes de déplacement devient très rapidement une seconde nature. Et bien entendu, si le but avoué n’est clairement pas de fragger à tout va l’équipe adverse, il va de soi que se la jouer « TPS classique » ralentira considérablement la progression de vos opposants !
Au terme des matchs, chaque joueur recevra un certain nombre de points d’expérience, calculé sur ses performances lors de la partie et de la victoire ou défaite de son équipe. Grâce aux niveaux gagnés avec ces points d’expérience, on débloque diverses pièces d’équipement et d’armement. Chaque vêtement dispose également de ses propres statistiques spéciales : augmenter la résistance de son personnage aux tirs adverses, renforcer la puissance de ses armes, se déplacer plus vite soit en forme humaine soit en Calanage, et j’en passe. Plus on monte en niveau, et plus nombreux sont les emplacements pour capacités spéciales sur les pièces d’équipement. Si la première statistique spéciale est connue à l’achat de la pièce d’équipement, les autres se débloquent au fil des points d’expérience engrangés par les dites pièces d’équipement. On se retrouve donc avec un coté stratégique particulièrement intéressant, en optimisant son matos en fonction de son propre style de jeu !
Pour terminer sur la partie online du jeu, une fois le niveau 10 atteint on a accès à de nouvelles règles pour disputer des matchs non pas en conquête de territoire, mais en défense où chaque équipe doit collaborer pour atteindre un point central de la map et le garder jusqu’à la fin du timer. Niveau contenu, Splatoon propose plusieurs terrains de jeu avec un système de rotation bien pensé : toutes les quatre heures, deux nouvelles maps pour chaque mode sont choisies aléatoirement par les serveurs du jeu. Si à la sortie du titre on n’en comptait que cinq, depuis Nintendo a mis les petits plats dans les grands en proposant fréquemment de nouvelles cartes et ce gratuitement via une simple mise à jour des données du jeu ! Et non content de proposer des terrains de jeu, Big N ajoute également très fréquemment de nouvelles armes et pièces d’équipement et même des modes de jeu en ligne supplémentaires, tout ça gratuitement au risque de me répéter, un excellent point pour la firme de Kyoto sur le suivi de son nouveau poulain.
Pour se détendre entre deux rixes en ligne, Splatoon propose également un mode versus en local à deux joueurs assez anecdotique (grosso modo : le joueur qui a éclaté le plus de ballons disséminés sur la map en fin de partie l’emporte), mais aussi et surtout un mode solo dans la droite lignée de ce à quoi Nintendo nous a habitués : une campagne accessible, dynamique et variée. Dans cette campagne solo, le joueur incarne un Inkling au service de l’amiral Macalamar et se lance dans une guerre contre les Octariens, les éternels rivaux des Inklings. La progression des niveaux peut facilement être comparée à celle des Mario Galaxy : on navigue d’îlot en îlot, sur lesquels on affronte à chaque fois plusieurs ennemis dans des schémas mettant à l’épreuve la maitrise des mécaniques de jeu jusqu’à atteindre la zone finale de chaque niveau. Des combats de boss sont également au programme, avec à chaque fois des patterns limite Zeldesques à assimiler pour atteindre leurs points faibles. Ce mode solo est une excellente surprise et se parcourt avec plaisir, tout en préparant le joueur à se lancer dans le grand bain en ligne !
Un dernier mot sur la direction artistique de Splatoon : le jeu est flashy et coloré, ses personnages dégagent beaucoup de personnalité et imposent une identité résolument cool à cette nouvelle franchise Nintendo. De plus, la bande son est également très plaisante et navigue avec efficacité entre le rock et le reggae pour des pistes apportant un énorme plus à la dynamique, pourtant déjà très soutenue, du jeu !
Note
17/20
Splatoon est une excellente surprise ! Les quelques doutes qu'il avait suscités lors de notre premier contact avec la nouvelle franchise de Nintendo sont balayés d'un revers de la main dès les premières parties, et la dynamique des matchs fait que peu importe que l'on ait gagné ou pas la dernière manche, à chaque fois on se dit "allez, encore une ! " Le signe des grands jeux, assurément. Après Mario Kart et Smash Bros, Nintendo s'offre une nouvelle référence du jeu en multi !
Franqui le 05/07/2015
Personellement j’ai acheté le jeu j’ai pas encore eu le temps de jouer longtemps mais pour le moment je trouve le gameplay brouillon et j’ai pas du tout accroché !! mais vais lui laisser une seconde chance 😉
Ton écrit m’as refait réfléchir à tout ça et je lui laisse le bénéfice du doute