Voxel Blast – shmup à l’aveugle

Voxel Blast – shmup à l’aveugle

Il est des communiqués de presse qui savent attirer le client. L’annonce de Voxel Blast m’a ainsi fait perdre toute contenance en promettant des sensations similaires à – tenez-vous bien – Starfox, Tempest, After Burner et Star Wars en arcade ! Voici donc à quoi je m’attendais : une mise en scène parfaite à la Starfox, une jouabilité arcade précise à la Tempest, un vol spectaculaire à la After Burner et un caractère épique minimaliste à la Star Wars. Raté, raté, raté et encore raté, Voxel Blast n’a rien de tout ça…

Si Voxel Blast ne s’appelle pas Pixel Blast ou Polygon Blast, ce n’est pas un hasard. Les voxels forment sa charnière graphique. En voilà une chic idée, on a déjà vu le résultat dans Resogun quand le style est bien utilisé. Voxel Blast n’atteint certes pas la splendeur ultime, mais il se laisse regarder. Ce parti pris visuel lui permet aussi de tourner tranquillement sur des machines modestes. Un bon point sur la forme donc.

Voxel Blast

Généralement, les scénarios de shoot’em up ne font pas dans la dentelle. Voxel Blast s’embarrasse d’une histoire plus élaborée que la normale : un ordinateur central qui prend son indépendance et fabrique des vagues d’agents protecteurs qui évoluent en fonction des attaques. Ces quelques lignes de scénario ne parviennent pourtant guère à passionner, notamment à cause de leur présentation sexy comme un escargot : du texte qui défile à l’écran. Et c’est parti pour la folle ambiance !

Vous voilà pilote d’un engin volant, plutôt agile et doté de deux armes. À son bord, vous naviguez jusqu’à la prochaine arène. Dans ce champ de bataille en forme de sphère, des troupes d’adversaires veulent votre peau. Certains ennemis s’allient pour vous effrayer, d’autres plus solitaires vous foncent dessus… et démolissent complètement le jeu. Dès les premières arènes, c’est le chaos graphique ! Quand, par chance, vous arrivez à toucher un adversaire, il se décompose en une pluie de voxels. Qui vous gâchent encore plus la vue et c’est parti pour la gloire. On finit par crever sans avoir compris ni aperçu la moitié des attaques.

Voxel Blast 2

Il faudra donc être particulièrement courageux pour s’acharner. Quel que soit le mode de jeu (arcade, challenge ou survie), Voxel Blast souffre des mêmes maux : l’ennui et l’approximation. Dès les premiers instants, Voxel Blast donne l’impression d’être un projet d’étudiant qui aurait besoin d’une sacrée optimisation pour apporter l’essence d’un jeu vidéo : l’amusement. Vous m’excuserez donc de ne pas vous conseiller Voxel Blast. En revanche, permettez-moi de vous recommander les nouvelles versions des influences revendiquées par le jeu. Rechargez vos consoles portables, c’est là que ça va se passer.

Sur votre 3DS, Starfox 64 3D est une fabuleuse conversion en relief du deuxième Starfox officiel (un Starfox 2 étant disponible officieusement sur Super Nintendo). Toujours sur la portable aux deux écrans, After Burner II a une pêche d’enfer dans les Sega Classics 3D. Quant à Tempest, il se réinvente de manière géniale et psychédélique dans TxK sur Playstation Vita. Et Star Wars ?… non mais franchement vous n’en avez pas marre de cette guerre des étoiles à force de regarder la même bande-annonce trois fois par jour…

Note

8/20

Voxel Blast ressemble à un projet amateur mal dégrossi. Mais il est vendu en l’état à 12 euros. Pas vilain, mais ennuyeux et trop imprécis, ça ne pardonne pas.

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