Sherlock Holmes: The Devil’s Daughter

Sherlock Holmes: The Devil’s Daughter

Qui ne connaît pas le célèbre Sherlock Holmes ? Ce détective emblématique anglais accompagné de son cher ami le Docteur Watson. Ses aventures étant adaptées au cinéma et en série télévisée, il était normal qu’il fasse aussi son apparition dans le monde du jeu vidéo. C’est le studio Frogwares qui se charge de ça depuis plusieurs épisodes avec Crimes and Punishment, The Testament of Sherlock Holmes, The Silver Earring, etc. En ce mois de juin sort l’épisode The Devil’s Daughter, avec son lot d’enquêtes aux multiples rebondissements, mais qui possède une trame principale assez lugubre. Alors vaut-il le coup ?

Toujours au service de Scotland Yard

Bienvenue à Baker Street, dans l’appartement de notre bon vieux Holmes. C’est ici que l’aventure commence avec la venue de votre nouvelle voisine, Miss De Bouvier, qui est accompagnée d’un jeune garçon ayant frappé à la mauvaise porte pour trouver de l’aide. On remarque tout de suite que cet enfant, qui s’appelle Tom, vit dans des conditions pas toujours faciles, et Holmes décide de lui venir en aide. Le problème est que son père, Georges Hurst, a disparu depuis trois semaines, mais l’enfant n’a pas été voir la police de peur de ne pas être cru car il n’a que huit ans. Holmes accepte l’enquête après qu’il ait remercié Tom de lui en avoir donné une. Car le problème du détective est qu’il s’ennuie et devient asocial s’il n’a rien à résoudre, enfin c’est ce que déclare Watson.

En premier lieu, vous devrez aller faire un tour à l’appartement de Hurst pour y trouver des indices. La recherche d’indices se fait de deux façons : votre vue normale où vous parcourez les éléments de la pièce et en les manipulant, et une vue où tout l’écran devient grisâtre et où des éléments bien cachés à l’œil nu apparaîtront ici en jaune. Une autre mécanique qu’Holmes peut utiliser est son imagination. À certains moments de l’enquête, il devra imaginer des scènes qui se sont déroulées en choisissant dans quel ordre a été fait telle ou telle action, si ce n’est pas le bon ordre selon lui, il le dira et vous devrez trouver une autre séquence. Il pourra aussi imaginer des objets ou personnes qui étaient à un certain endroit avant les évènements du crime, mais cela arrive rarement dans le jeu pour vous dire.

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Pour l’aider dans son enquête, il pourra faire appel à plusieurs outils chez lui, mais aussi à des personnes comme Watson ou le jeune Wiggins, qui livre des journaux en bas de chez lui, pour des filatures. Table de chimie, carte de Londres, archives, toutes ces petites choses serviront à donner encore plus de sens aux indices que vous trouverez. Tous les indices, dialogues et lieux liés à l’enquête seront marqués dans le carnet que vous pouvez consulter à tout moment, même dans les temps de chargement ! Une autre chose assez sympathique aussi réside dans le fait de pouvoir « sonder » certaines personnes avec qui vous parlez. Par exemple, avant de choisir un sujet de discussion, vous allez observer attentivement une personne pour voir si elle a des marques physiques ou des choses inhabituelles sur ses vêtements

Mais la petite mécanique du jeu qui m’a pas mal plu réside dans les liaisons d’indices et le système de déduction. Au cours de votre enquête, vous trouverez évidemment un bon paquet d’indices vous permettant de résoudre l’affaire, et avec le système de déduction vous pouvez lier deux indices ensemble pour créer une déduction qui apparaîtra sous la forme d’un neurone. Certaines d’entre elles ont juste un seul sens, mais parfois il arrive que vous ayez le choix entre deux solutions possibles, et cela pourra changer les liens avec les autres déductions déjà faites. Au fur et à mesure que vous en découvrirez, des liens se feront entre certaines déductions pour vous amener à une déduction un peu plus importante qui peut elle aussi être à double choix. Jusqu’au moment où vous aboutirez à la grosse conclusion de l’affaire qui permettra d’incriminer un suspect. Mais faites attention, si la première enquête vous emmènera à un seul suspect, il n’en est pas de même pour les autres. Vous pouvez ainsi vous retrouver avec deux voir trois orientations de suspects possibles, donc faites bien votre choix au final.

Pour ce qui est de la durée de vie, vous pouvez compter entre dix à douze heures pour finir le titre. Il se compose de quatre grosses enquêtes et de deux-trois petites intrigues. Elles vous feront visiter plusieurs coins de Londres comme le quartier de Whitechapel, le vieux cimetière, etc. Chaque quartier lié à l’enquête en cours peut être visité dans une certaine limite, quelques ruelles et interactions avec le décor mais sans plus. La rejouabilité du titre va être un peu difficile sachant qu’il n’y a pas de fins multiples et pas d’objets à collecter. Graphiquement le jeu est assez bien réalisé, que ça soit au point de vue des personnages que de l’architecture londonienne, dont on retrouve toute l’essence de la fin des années 1800.

Pour les plus pointilleux concernant les dialogues, je leur conseillerais de laisser le jeu en VO pour une immersion totale. Même si la VF est plutôt correcte, elle affiche de temps en temps des désynchronisations qui peuvent paraître assez dérangeantes lors des cinématiques.

Voici le déroulement de la première enquête, elle n’offre pas vraiment de spoil majeur concernant l’intrigue de fond du titre !

Note

16/20

Que les fans de Sherlock se rassurent, nous avons ici affaire à un bon jeu d'enquête comme il se doit ! Les affaires criminelles possèdent leur lot de recherches et d'énigmes en tout genre qui vous occuperont une bonne dizaine d'heures jusqu'à l'aboutissement final. Hélas, elles n'offriront pas vraiment de potentiel de rejouabilité du fait qu'il n'y ait pas de multiples fins possibles. L'ambiance londonienne est au rendez-vous, avec tous ses quartiers à parcourir au cours de vos enquêtes et de la vie apportée par tous les passants. Ce titre est sans doute l'un des meilleurs de la série qu'a pu offrir Frogwares jusqu'à présent !

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