
The Solus Project
Il arrive parfois que certains jeux fassent une apparition plutôt timide au milieu des grandes campagnes de pub. C’est le cas de The Solus Project qui a pointé le bout de son nez sur Steam au mois de février en tant qu’early access. Le studio Grip Games avait donc sorti le premier épisode du jeu qui proposait déjà deux bonnes heures de gameplay et offrait une mise en bouche concernant l’histoire. S’en sont suivies des mises à jour gratuites rajoutant les épisodes ultérieurs au fil des mois. Et c’est en ce mois de juin qu’est apparu le tout dernier épisode de cette aventure, qui permet de boucler le scénario du titre. Il faut savoir que Grip Games est à l’origine du jeu The Ball, où l’on incarnait un explorateur découvrant un mystérieux artefact sphérique dans des ruines au Mexique en 1940, et qui est entre parenthèses un préquel à The Solus Project, car certaines choses y font référence.
Le dernier espoir de l’humanité
Jusqu’à ce jour, l’humanité a connu tout un tas de catastrophes et a toujours réussi à survivre malgré tout, mais hélas les bonnes choses ont une fin. Car en l’an 2115, les scientifiques découvrent une étoile hypervéloce de classe B qui se dirige tout droit vers le système solaire. En 2149, le peuple humain décide donc d’envoyer trois vaisseaux de classe Prolus, qui sont des vaisseaux de colonies géants, afin de les envoyer vers une zone de sécurité aux alentours de Pluton. Et heureusement, car deux ans après la Terre est détruite. N’ayant pas vraiment de données concrètes, la flotte choisit d’envoyer cinq vaisseaux de reconnaissance dans cinq mondes bien distincts afin d’y découvrir une planète potentiellement habitable pour les survivants humains.
Vous êtes dans la peau d’Octavius Sken (ou Octavia si vous prenez le personnage féminin) et arrivez dans l’orbite de la planète Gliese-6143-C, mais voilà qu’un tir inconnu venant de la surface percute votre vaisseau et vous vous écrasez sur la planète en question. Une fois sorti de votre capsule de sauvetage, vous découvrez un monde dont la majeure partie est recouverte d’océans mais où l’atmosphère est respirable, ce qui est plutôt un bon début dirons-nous. Mais comment faire pour prévenir la flotte principale de votre découverte ? L’objectif principal du jeu sera de construire une tour de communication afin de faire parvenir les coordonnées de la planète aux autres vaisseaux en attente. Pour ça, vous devrez récupérer des pièces détachées et une source d’énergie suffisamment puissante pour faire fonctionner la tour en question.
Pour trouver tout ça, il va vous falloir explorer cette planète qui vous est inconnue ! La première chose que l’on constate à l’extérieur, ce sont les nombreux massifs rocheux aux formes hexagonales, qui même avec l’érosion n’ont pas l’air si naturels que ça. Un peu plus loin, on y trouve une grotte dont le début est tout à fait banal, mais un peu plus loin on y découvre certaines choses… Les restes d’architectures d’une civilisation inconnue et de nombreux squelettes au sol. La chose troublante concernant ces squelettes, c’est qu’ils sont très similaires à ceux de l’homme, sauf que l’arrière du crâne est un peu plus allongé que la normale. L’exploration continue jusqu’à tomber sur ce qui semble être un temple, encore mieux construit que ce qu’on a pu voir jusqu’à présent. Sur les murs résident des textes et des fresques qui font allusion au peuple qui vivait ici avant et à l’arrivée des Sky Ones. Quand on regarde les dessins et les histoires sur les Sky Ones, on peut y faire le rapprochement avec les Annunnakis.
Selon les vieux textes sumériens, les Annunnakis étaient des dieux venus d’ailleurs et ayant fait un apport technologique conséquent. Ils mesuraient entre deux mètres cinquante et trois mètres et possédaient déjà une hiérarchie bien ficelée afin d’aider les hommes. Ont-ils vraiment existé ou est-ce que cela est juste une vieille légende sortie des tablettes traduites ? On ne le saura peut-être jamais.
Entre aventure et survie
Même si l’aventure est plutôt linéaire, elle apporte avec elle son petit lot de mécaniques de survie. Il faut savoir que dans ce jeu il n’y a pas d’ennemis à proprement parler, votre seul ennemi sera l’environnement de la planète elle-même et des évènements climatiques. Dès le début de l’aventure, vous ramasserez un petit PDA qui vous tiendra informé sur tout un tas de choses.
- Eau et calorie : pas besoin de faire un dessin, il s’agira de votre besoin en eau et nourriture. Même si vous êtes sur une planète inconnue, vous trouverez de la nourriture assez facilement, sans compter que de temps en temps, une capsule contenant des rations sera larguée depuis l’espace.
- Température corporelle et ambiante : ces deux informations seront à garder à l’oeil. Comme la planète dispose d’un cycle jour/nuit, il arrivera qu’en plein soleil la température ambiante frôle les cinquantes degrés, sauf si vous vous tenez à l’ombre. Dans ce cas-ci, ou le contraire, vous aurez un coup de chaud ou de froid et cela peut dégrader votre santé.
- Le sommeil : cela indique concrètement le nombre d’heures qu’il vous reste avant de ressentir l’effet de la physique et être beaucoup plus fragile aux autres choses pouvant vous donner des malus.
- Vitesse du vent et taux d’humidité : ces deux facteurs jouent aussi pas mal sur les risques de coups de chaleur et d’hypothermie.
- Les résistances : elles vous permettent de moins subir les effets de la famine, de l’hypothermie, des coups de chaleur et la déshydratation. Ces résistances peuvent être renforcées grâce à des petits artefacts disséminés dans les endroits que vous explorez, il y en a pas moins de 200 si vous vous sentez l’âme d’un farfouilleur !
Note
16/20
C'est une belle petite surprise que nous offre le studio Grip Games avec The Solus Project. Il aura fallu attendre quelques mois pour pouvoir profiter pleinement de l'aventure mais elle en vaut la peine. Le mélange entre exploration et survie est plutôt bien réussi et vous permettra de boucler le titre en une dizaine d'heures, voire plus si vous souhaitez chercher tous les artefacts cachés dans le jeu ! Une autre chose assez sympathique concerne son prix car il ne coûte que 19€ sur Steam, et ce prix-là n'a pas bougé depuis son état d'early access !
Johnny Ofthedead le 14/06/2016
Tiens donc, ça fait bien une semaine que j’hésite à craquer sur ce titre…
Employee 427 le 15/06/2016
Pareil, il me fait vraiment envie. 10 heures de jeu pour 20€, c’est plutôt honnête… Est-ce que le gameplay est répétitif ?