Pro Cycling Manager 2019

Pro Cycling Manager 2019

C’est à l’aube du départ du mythique Tour de France qui cette année démarrait de notre belle Belgique, faisant honneur aux 50 ans de la première victoire d’Eddy Merckx, que Cyanide et Big Ben Interactive sortaient Pro Cycling Manager 2019. Nous allons découvrir cela du point de vue d’un débutant, novice dans les jeux de gestion de cyclisme.

Ultra complet

Ce qui frappe directement au premier coup d’œil avec PCM, si ce n’est l’austérité de ses menus, c’est la tonne d’informations, d’onglets et de petits boutons répartis un peu partout à l’écran. Et des écrans, il y en a. Du hub global où arrivent les mails en passant par la gestion des contrats, tant des sponsors que des équipementiers ou des coureurs, à la gestion des courses disputées et des entraînements, il y a de quoi se perdre. Fort heureusement, ces pages sont assez claires et un tutoriel vous guide pas à pas dans votre première partie en vous expliquant méthodiquement chaque écran.

Cependant, ne songez pas à gagner dès votre première partie. Si le tuto est d’une aide non négligeable, plusieurs essais seront nécessaires avant de tout assimiler, sans parler du fait qu’il faudra dès le début penser à long terme sur plusieurs années en négociant les contrats et en recrutant les coureurs dans les équipes adverses. PCM ne propose pas les vrais noms de tous les coureurs ou de toutes les équipes, mais nous avons pu trouver du contenu réalisé par des fans sur le Workshop de Steam qui nous a permis de pallier ce bémol.

En selle !

Si le pendant « travail de bureau » de PCM est déjà bien fourni, il reste évidemment les courses à disputer. Le joueur pressé pourra choisir de simuler la course tandis que le fin stratège voulant mener sa barque jusqu’à la ligne d’arrivée prendra la place du directeur de course en guidant ses coureurs jusqu’à la victoire et encore une fois, c’est riche. Nous trouverons à l’écran les informations principales telles que le graphique de la course et la liste de nos coureurs, pour ne citer que les plus importantes.

La liste des coureurs sera l’élément le plus utilisé en course. En cliquant sur les noms de chacun, nous serons en mesure de leur intimer des ordres et gérer leurs efforts tout en surveillant trois barres : une verte, une orange et une rouge qui représentent la forme générale, la jauge de récupération après un effort et la jauge d’attaque tout en prenant en compte la physionomie globale de la course. Les ordres sont variés et relativement nombreux. Attaquer, garder sa position, prendre le relais, protéger un équipier, en suivre un autre, … Il y a de quoi monter sa stratégie pour placer au mieux ses hommes et remporter l’étape. Attention cependant qu’en carrière les efforts se payent sur la durée.

Techniquement et visuellement daté

Si un jeu de gestion comme PCM n’a pas besoin d’être à la pointe de la technologie, nous ne pouvons pas vraiment parler de graphismes acceptables. Le jeu est moche, disons-le franchement et les textures très simplistes. Par-dessus tout, en course, les bugs sont légion dans le peloton, certains coureurs en traversant d’autres ou carrément les barrières du bord de piste. Malgré des performances visuelles aussi faibles, PCM s’offre en plus le luxe de saccader et on ne peut pas reprocher à l’IA d’être particulièrement gourmande en ressources, vu son faible niveau.

Note

15/20

PCM est ultra complet et offrira de longues heures de jeu aux passionnés de cyclisme amateurs de gestion. Il lui manque cependant une mise à jour graphique pour vraiment prétendre devenir un grand jeu.

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