
Le Flop 10 des subterfuges les plus mesquins des boss
Il est bien connu que le gamer est une espèce assez capricieuse, coincée entre le frisson de la victoire et les sueurs de la défaite. Quoi de mieux alors que de proposer un ennemi qui sort du lot comme le point d’orgue d’une longue quête qui aboutit. Cependant, chaque joueur n’a pas la même expérience de son jeu. Si vous demandez à différents joueurs qui est le boss le plus difficile de Dark Souls 3, il est fort probable qu’ils partent dans une longue délibération car : « mais non, celui-là, je l’ai battu en cinq minutes ! » (mais une tendance générale pour le Roi sans Nom devrait ressortir, non ?).
Ainsi, nous allons nous arrêter plutôt sur les différentes tactiques déloyales que mettent en place les boss afin de nous mettre des bâtons dans les roues. Indépendamment des qualités ou défauts des différents personnages abordés, on parlera ici de ce qui fait un méchant : ses mauvais coups. Comme d’habitude, ce genre de classement implique des choix à faire. Certaines choses ne seront pas mentionnées ou j’aurai oublié de citer un boss dans un de mes points, préférant le côté généraliste de la situation plutôt que de viser un affrontement qui ne sera peut-être pas le plus parlant. Puis ce serait dommage de vous spoiler de trop ! Pas de panique, les commentaires sont là pour apporter vos lumières.

10 – L’attaque imparable
Dans le feu de l’action, il est souvent difficile de faire un sans-faute. La tension de l’affrontement et la dangerosité de l’ennemi en face de vous y sont sûrement pour quelque chose. Ainsi, ressortir de ce genre d’échauffourée intact devient vite gratifiant. Le tout se complique lorsque notre adversaire est capable de lancer une technique que vous serez obligé de subir. En plus, c’est souvent ce genre d’attaque qui laisse le (ou les) joueur(s) dans des situations catastrophiques. Quand ce n’est pas carrément le jeu qui fait comprendre que le personnage n’a pas assez évolué en vous expédiant vers l’écran game over. Si, évidemment, des combats comme ceux des anciens Final Fantasy ne donnent pas d’autres choix que d’attaquer ou défendre, c’est plus dérangeant dans un Diablo ou un Secret of Mana par exemple.
9 – Les sbires
Souvent, le joueur est amené à se coltiner les hommes de main d’un ennemi avant la confrontation finale. Assez logique car ce dernier n’a pas bâti son empire du mal tout seul. Mais lorsqu’il fait appel à de l’aide pendant l’affrontement, je crie à l’injustice ! Quoi de plus déloyal que de faire déferler des ennemis qui vous empêcheront souvent de vous en prendre au boss, sachant qu’il ne manquera pas de vous cartonner pendant que vous vous chargez du menu fretin. Comble de la rage quand le boss profite de lancer des sbires pour aller se planquer gentiment dans un coin en espérant que ça passe (j’en parle au point suivant). Assez dommage quand ça vient de la part d’ennemis qui n’en auraient pas besoin (Mass Effect 3), ce coup bas convient particulièrement bien à des méchants comme le Joker ou Bowser qui ne reculent devant rien pour vous battre !

8 – Le « 1-2-3 Piano »
Vous y êtes ! La jauge de limite est remplie, le stock de munitions est au maximum ou vous êtes en train de charger la super attaque signature de votre personnage qui fait plein de dégâts. C’est là que ça coince, le boss n’a pris aucun dommage ! Que ce soit parce qu’il a disparu de la zone de combat (par une pirouette scénaristique ou un passage à une autre phase) ou tout simplement parce que les programmeurs ont décidé que leur boss prendrait plus de temps à être battu… On doit donc se plier au jeu du 1-2-3 piano pour enfin se débarrasser de notre ennemi. Comprenez-moi bien, qu’un boss mette en place un système qui lui permet de se protéger provisoirement, pas de soucis. Ce qui est plus dommage, c’est quand l’ennemi se contente de rythmer un ballet à base de « tu me vois, tu me vois plus » où seuls les moments de vulnérabilité sont dignes d’intérêt.
7 – L’inception ou la poupée russe
Alors que la barre de vie du boss n’est plus qu’un petit trait de couleur, vous lancez enfin le coup fatal. Le moment tant attendu de la victoire arrive mais c’est sans compter sur l’ennemi qui a décidé de se prendre pour Freezer. Commence alors une transformation ou un changement scénaristique qui va vous obliger à remettre ça de plus belle. Ou comment rallonger artificiellement la durée des affrontements. Si certains jeux en ont fait une science (quasiment tous les RPG style Final Fantasy) en apportant alors plusieurs rounds à aborder différemment, d’autres situations sont plus plates puisque le boss se contente de revenir à la charge comme si de rien n’était (God of War, Uncharted, …). Quand on s’appelle Jason ou Seiya, je peux comprendre. Si c’est pour camoufler un manque d’idées, je cherche encore…
6 – Le talon d’Achille
Nous avons appris par le biais des nombreux contes, histoires et paraboles que chaque pièce avait son revers. Achille possédait de grandes aptitudes mais un ridicule défaut. Il a fallu qu’une misérable flèche l’atteigne sur son point faible pour qu’il soit battu. Vous me demanderez alors en quoi c’est un problème que le boss possède un point faible ? Ma réponse est simple : en rien ! S’il est particulièrement plaisant de parader avec de la kryptonite pour affaiblir Superman facilement, les choses se compliquent lorsque la zone à toucher est à peine plus grande que la mire de votre arme ou que votre adversaire a décidé d’être particulièrement insaisissable. Surtout si l’ennemi a déployé des trésors d’inventivité pour protéger le seul et unique point où vous ne pourrez parfois faire que peu de dégâts avant la prochaine occasion (vous avez déjà joué à Resident Evil ?).

5 – Le Terminator
Parmi les mauvaises habitudes de boss qui font suer, force est de constater que certains ont appris auprès du T-800. Telle une machine implacable, le boss n’aura de cesse de vous poursuivre, débarquant souvent aux pires moments. Et ne venez pas me dire que les tyrans et autres Némésis ne vous ont pas arraché quelques cris ! Les choses peuvent encore se compliquer lorsque votre ennemi ne vous laisse d’autre choix que de prendre la fuite car ce sera un combat perdu d’avance. Avez-vous déjà dû échapper au Dahaka de Prince of Persia ? (Mention spéciale à son cri, qui est constitué en fait de paroles à l’envers que vous pouvez entendre distinctement quand vous activez le pouvoir de retour dans le temps !)

4 – Le script
Certains affrontements exigent souvent d’utiliser des stratégies particulières (et parfois déloyales, ça va dans les deux sens !) afin de remporter la victoire. Que ce soit exploiter un point faible ou enchaîner des actions qui rendront vulnérable notre ennemi. Si dans beaucoup de situations, la mise en scène se prête plutôt bien au déroulement du combat, il arrive trop souvent de se retrouver dans une sorte de boucle d’animations ou vous devez soigneusement passer par chacune des étapes du script afin de mener à bien votre combat. Assez décrédibilisant donc quand votre adversaire attend sagement que vous mettiez en place sa mise à mort (Shadow of the colossus, Zelda, Okami). Rajoutez à cela un game over punitif en cas d’échec ou encore un PNJ qui vous gave avec ses remarques (vous avez lu le flop 10 précédent ?) et vous comprendrez qu’il est facile d’en arriver là pour se rendre plus captivant à battre.
3 – « Tu ne le sais pas encore mais tu es déjà mort ! »
Je ne sais pas pour vous, mais je n’aime pas perdre. Je pense raisonnable même de dire que personne n’aime se retrouver devant un écran de game over (SnaAaAaaake !). Malheureusement, il peut arriver que le joueur se retrouve en présence d’un combat qu’il ne peut pas gagner. Soit vous venez de commencer la partie, soit vous serez condamné à subir une défaite cuisante pour le bien du scénario (Devil May Cry V, Megaman, Bloodborne). Ne cherchez pas, vous pourrez déployer toutes les astuces pour mettre sa barre de vie à zéro, c’est lui qui gagnera ! Cela englobe aussi ces affrontements que vous gagnez à la régulière mais qui se soldent par la victoire et/ou la fuite de votre ennemi… Sérieusement ? Je viens de lui mettre la misère avec toutes mes capacités et c’est lui qui me rétame ? C’est pô juste…
2 – Le gros Bill
Et ici, il y a de l’injustice à dénoncer ! Quoi de pire que de se retrouver en face d’un ennemi qui bénéficie d’avantages particulièrement inégaux. Le premier exemple qui me vient en tête est Shao Kahn de Mortal Kombat ou encore Gill de Street Fighter (mais quasiment tous les bosses de jeux de combat conviennent !). Que ce soit des moments d’invulnérabilité, des attaques dévastatrices spammées ou carrément une provocation (Don’t make me laugh ! »), on se retrouve à pester. Se faire battre parce que l’ennemi est fort est une chose, mais perdre juste parce que le jeu lui a laissé des privilèges a de quoi rendre les joueurs amers.

1 – La régénération
Certains vous diront que la meilleure défense est l’attaque, mais quand il s’agit de survie, un bon soin peut désamorcer beaucoup de situations tendues. Certains bosses ont même un peu trop bien compris le principe (Final Fantasy XI). Quoi de plus frustrant que de constater que le travail accompli est balayé par une simple capacité ! Et imaginez ce combo de point faible limite inaccessible qui place le boss dans un script lui permettant de récupérer toute sa vie si vous ne l’activez pas ! Si vous êtes mauvais perdant chronique, je sens que la manette va voler.

Une pensée émue
Le côté obscur semble ne pas avoir de fond et les méchants ne seront jamais à court de sales coups. Nous aurions pu évoquer ces ennemis qui vous emprisonnent et vous dépossèdent de votre matériel avant de vous affronter (Far Cry, Horizon Zero Dawn). J’ai aussi une pensée particulière pour Psycho Mantis et son fabuleux tour de mentalisme ! Par extension, parlons du « input reading » (l’ennemi réagit aux commandes que vous rentrez), moyen artificiel de gonfler la difficulté d’un jeu. Il est vrai que ce dernier point pourrait être raccroché aux problèmes d’équilibrage plus qu’à une manœuvre déloyale de l’adversaire.

Le jeu est un plaisir et doit le rester
Malgré toutes leurs aspérités, on les aime nos méchants ! Nous comprenons qu’ils veuillent déployer tous les moyens à disposition pour accomplir leurs desseins. Nous ne manquons pas d’ailleurs nous aussi d’user de subterfuges (jet de sable de Ezio, régénération automatique, …). Allez, sans rancune ?
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