
Street Power Football
Lancé dans le jeu sur des airs de rap français bien pêchus, « Street Power Football » nous met vite dans le bain. De manière un peu chaotique, on se retrouve assez tôt dans le mode « histoire », mode scénarisé dans lequel Sean Garnier, légende du Street Football, vient vous conter avec un accent anglais digne des plus grands (sic) comment va se dérouler la suite du jeu.

Les équipes de développeurs sont passionnées, cela se ressent tout de suite. Néanmoins, on a beau être passionné, sans moyens, tout est plus compliqué. Car bien avant de vous parler des quelques points positifs du titre, je ne peux passer à côté des très gros défauts.
So PS2…
Dès l’ouverture, les menus nous ramènent 15 ans en arrière. Le titre, malgré ses ambitions, ne parvient pas à convaincre sur sa technique.
De la bande son (de qualité) mais très mal optimisée, il arrive souvent de ne pas entendre les bruitages du jeu tellement celle-ci « pète » dans les oreilles. En passant par les graphismes vraiment pas glorieux, sans oublier les animations plus qu’approximatives. Le ballon est rarement touché par votre pied pour lancer le trick, souvent il passe à travers la jambe, voire complètement à côté, mais pas de panique, vous garderez quand même le contrôle du ballon…

Là où les autres titres de street football permettaient de grandes fantaisies (Fifa Street, Volta Football …), Street Power Football tente de rester dans le classique et dans le possible. Alors oui, on perd vraiment le fun d’un titre de Freestyle.
Passionnément complet
Comme je vous le disais, les développeurs sont des passionnés, et cela se ressent dans le contenu car pas moins de 5 modes de jeu sont disponibles.
Become King est le mode « scénarisé » dont je vous parlais en début d’article. Freestyle, lui, est le mode « libre » dans lequel vous devrez sortir vos meilleurs tricks pour faire grimper le score et exploser les records. Pana, un des classiques du Street Football, 1vs1 et petits ponts à la pelle ! Street Power, le mode « original », un 3vs3 agrémenté de boosts en tout genre. Et pour terminer, Trick Shot, mode plus classique où il faut tirer sur les cibles qui apparaissent.

Il faut prendre en compte aussi la boutique qui permet, grâce aux pièces remportées tout au long de votre aventure, de customiser votre personnage grâce à des tonnes de vêtements, accessoires et autres tatouages.
Ajoutons à cela le mode multijoueur, soit en versus ou coopération locale, soit bien évidemment en ligne, où vous devez obligatoirement jouer contre vos amis. Pour l’instant, aucun mode adversaire aléatoire n’est disponible (ou alors je n’ai rien compris au jeu).
Gameplay boiteux
Le jeu de SFL Interactive se veut orienté arcade et donc nous promettait de chouettes moments de folie lors de freestyle. Mais une fois encore, l’ambition a dépassé les moyens. Les tricks ne sont pas compliqués à sortir, mais tendent souvent vers l’aléatoire. La prise en main semble simple, mais elle s’avère parfois très frustrante.
Je ne parlerai pas des moments « épiques » qu’il faudra sortir grâce à des QTE. Il est important de noter également que l’IA semble tantôt complètement « ailleurs », tantôt intraitable ou même carrément absente. De quoi se perdre un peu dans le plaisir de jeu.
Note
8/20
Si vous êtes le plus grand fan de Street Football, alors peut-être que vous pourrez vous y retrouver. Sinon, si vous êtes juste amateur, sans plus, je vous conseille de ressortir la PS2 et de jouer à Fifa Street... Malgré de bonnes idées et un contenu plus que convaincant, les défauts sont trop importants que pour tenir la tête de Street Power Football hors de l'eau.
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