
Monster Hunter Rise : Sunbreak
Le plus gros succès de ces dernières années chez Capcom est indéniablement la saga Monster Hunter, comme en témoigne l’insolent succès de l’épisode Monster Hunter World sur PS4, Xbox One et PC, venu complètement réinventer la formule. Conscient de tenir là une poule aux œufs d’or et afin d’éviter qu’un vil Kulu-Ya-Ku ne vienne rôder trop près, la légendaire firme japonaise s’est fait un véritable talent d’abreuver très régulièrement ses Monster Hunter en contenu supplémentaire, et le petit dernier en date – Monster Hunter Rise, sorti sur Switch puis PC – n’est pas en reste. Après plusieurs salves de mises à jour venant étoffer progressivement le contenu dit « endgame », Capcom réitère la manœuvre qu’il avait proposée sur Monster Hunter World avec Iceborne, pour nous offrir une extension digne de ce nom à MH Rise avec Sunbreak. L’occasion de ressortir mon arc et de repartir aux côtés de mes Pilpoils est trop belle pour ne pas la saisir !

Sunbreak reprend peu ou prou la formule de Iceborne, avec un nouvel arc scénaristique prenant place après les évènements de Monster Hunter Rise. Attention, pour pouvoir y accéder, il faut impérativement avoir atteint le rang de chasseur RC7, sans quoi le jeu considérera que vous n’êtes pas suffisamment prêt pour pouvoir prendre part aux premières quêtes de l’extension. À l’instar de Iceborne, Sunbreak transporte les chasseurs dans une toute nouvelle zone à travers un nouveau hub, que je trouve personnellement moins intuitif et agréable que le village de Kamura ; à vrai dire il me rappelle même beaucoup le hub de MH World pour le meilleur comme pour le pire. Au menu également, de nouvelles zones de chasse proposant chacune un biome propre qui influera sur le type de monstres qu’il nous sera donné d’y chasser.

Pour optimiser vos parties de chasse dans ces nouvelles zones et toujours pour reprendre la formule d’Iceborne, l’extension introduit un nouveau rang de chasseur, le Rang Maître, qui donnera bien entendu accès à toujours plus de matériel à faire forger au fil des quêtes. Tradition Monster Hunter oblige, les armures sont donc déclinées en une troisième catégorie dite Maître, mais une petite subtilité vient chambouler les nouvelles armes mises à votre disposition : contrairement aux armes proposées jusqu’à présent par Monster Hunter Rise, les armes de rang Maître ne peuvent pas être équipées d’attributs de calamité. Pour rappel, les attributs de calamité sont des améliorations installables sur nos armes après avoir été récupérées dans les quêtes de calamité, une toute nouvelle catégorie de quêtes façon tower defense introduites dans MH Rise. Aussi est-ce un pari osé de la part de Capcom de proposer aux joueurs de jongler entre les deux types d’armes en fonction de leurs statistiques et des effets éventuels que peuvent apporter les attributs de calamité. Une autre mécanique de gameplay propre à MH Rise est l’utilisation des filoptères, qui servaient aussi bien à se déplacer qu’à utiliser certaines compétences spéciales en combat, en fonction du set de compétences choisi au préalable.

Lorsque vous vous lancez à l’assaut des premières quêtes de Sunbreak, le jeu vous apprendra très rapidement que vous pouvez désormais équiper un second set de compétences liées aux filoptères pour pouvoir alterner entre les deux au cœur de la mêlée via une petite manipulation assez simple. Monster Hunter Rise épatait déjà par sa mobilité, mais cette nouvelle mécanique tout sauf anodine vient renforcer d’autant plus cet état de fait ! Dernière nouveauté majeure, une nouvelle catégorie de quête fait son apparition avec les quêtes Parangon. Peut-être avez-vous joué à Monster Hunter Stories 2 et que ses personnages alliés intégralement contrôlés par une IA vous reviendront en tête à la lecture de ces mots, car concrètement les quêtes Parangon sont des quêtes durant lesquelles vous êtes accompagné d’un chasseur dirigé lui aussi par une IA et ce, que vous preniez part à cette quête seul ou en groupe, en venant augmenter virtuellement le nombre de chasseurs prenant part simultanément à la quête. Les Parangons se révèlent d’ailleurs assez efficaces au combat, ils ne se contentent pas de vous suivre et de balancer quelques coups de temps à autre. Il m’est même arrivé de voir un des Parangons m’accompagnant dans une quête partir chercher un monstre proche pour déclencher un combat de monstre qui, comme vous le savez si vous êtes joueur de MH Rise, aboutit toujours à de belles opportunités d’infliger de gros dégâts.

Et croyez-moi, vous n’aurez pas trop de ces nouvelles mécaniques de gameplay et nouvelles perspectives d’équipement pour partir à l’assaut des nouveaux monstres proposés par l’extension ! Qu’il s’agisse de variantes de monstres existants, de créatures récurrentes de la saga faisant leur retour dans Rise par le biais de Sunbreak ou de tout nouveaux adversaires débarquant pour la première fois dans Monster Hunter, il y a de quoi faire. Pour terminer sur le tableau comparatif avec Iceborne, Sunbreak ne se contente pas lui non plus de nous balader dans ses nouvelles zones et n’hésite pas à nous renvoyer explorer les zones de chasse existantes pour y affronter de nouveaux dangers imposant même parfois de complètement changer d’approche de niveaux pourtant traversés des centaines de fois.
Note
18/20
La principale force de Sunbreak, ce ne sont pas ses nouvelles mécaniques de jeu, ni même ses nouvelles zones de chasse. Son atout principal est surtout de nous rappeler à quel point Monster Hunter Rise est un bon jeu et combien il nous donne envie d'y revenir. Ça tombe bien, la qualité est largement au rendez-vous dans cette extension, qui offre l'occasion parfaite de relancer le jeu pour plusieurs centaines d'heures.
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